

Le 9
février 2008
Søren Aabye
Kierkegaard (5 mai 1813 - 11 novembre 1855)
Les premiers témoignages sont toujours
intéressants pour comprendre l'homme et son œuvre,
car par la suite beaucoup d'auteurs voudront détacher
Kierkegaard du christianisme, ce qui est en
vérité
tout à fait impossible à accomplir. En fait
nos modernes s'épuisent en vain dans la caricature. Mais
voici ce que j'ai trouvé dans Le Correspondant de
1856 , un
recueil périodique français de
l'époque du philosophe :
Parmi les modernes réformateurs du Danemark, il en
est un
qui mérite une place à part : nous voulons parler
du docteur Sœren Aaby Kierkegaard, mort il y a un an environ.
Etranger aux divisions des partis, il portait dans les questions
religieuses toute l'ardeur et tout l'enthousiasme de son esprit. Il
avait un sentiment profond de la grandeur du christianisme et de la
perfection de l'Evangile, et il souffrait de ne pas voir
réaliser autour de lui le magnifique idéal qu'il
s'en était formé. Ce fut sous cette impression
qu'il déclara au Luthéranisme officiel et
à ses ministres une guerre incessante et
acharnée. Nul n'osa répondre à ses
attaques, tant on les reconnaissait fondées ; et, dans les
derniers temps de sa vie, une immense popularité s'attacha
à son nom. La mort, qui l'a surpris de bonne heure, a
laissé son œuvre inachevée ; mais, en
parcourant ses écrits, il est permis de croire que, s'il
avait vécu davantage, la vérité
religieuse absolue aurait conquis cette belle âme qui se
sentait étouffer dans l'atmosphère du
protestantisme, et qui cherchait un ciel plus pur, plus de
lumière et de plus vastes horizons.
Le Correspondant, 1856, dans Bibliographie Allemande.
Le 4 novembre 2007
L'homme qui fut chassé loin du paradis a voulu
s'en
construire un, alors il a bâti des villes,
rédigé des lois, et nommé des rois.
C'est pour cela que n'importe où dans le monde, et en tout
temps, nous connaissons la même ambiance, la même
puanteur , c'est que sur terre l'odeur du diable se trouve partout,
même dans les temples.
Le 2 novembre
2007
Une petite histoire ...
"Le roi d'Israël et Josaphat,
roi de
Juda, étaient assis chacun sur son trône,
revêtus de
leurs habits royaux, dans la place à l'entrée de
la porte
de Samarie. Et tous les prophètes prophétisaient
devant
eux. Sédécias, fils de Kenaana,
s'était fait des
cornes de fer, et il dit: Ainsi parle l'Éternel: Avec ces
cornes
tu frapperas les Syriens jusqu'à les détruire. Et
tous
les prophètes prophétisaient de même,
en disant:
Monte à Ramoth en Galaad ! tu auras du succès, et
l'Éternel la livrera entre les mains du roi. Le messager qui
était allé appeler Michée lui parla
ainsi: Voici,
les prophètes, d'un commun accord, prophétisent
du bien
au roi ; que ta parole soit donc comme la parole de chacun d'eux !
annonce du bien! Michée répondit:
L'Éternel est
vivant ! j'annoncerai ce que l'Éternel me dira. Lorsqu'il
fut
arrivé auprès du roi, le roi lui dit:
Michée,
irons-nous attaquer Ramoth en Galaad, ou devons-nous y renoncer? Il lui
répondit: Monte ! tu auras du succès, et
l'Éternel
la livrera entre les mains du roi. Et le roi lui dit: Combien de fois
me faudra-t-il te faire jurer de ne me dire que la
vérité
au nom de l'Éternel? Michée répondit:
Je vois tout
Israël dispersé sur les montagnes, comme des brebis
qui
n'ont point de berger; et l'Éternel dit: Ces gens n'ont
point de
maître, que chacun retourne en paix dans sa maison ! Le roi
d'Israël dit à Josaphat: Ne te l'ai-je pas dit
? Il
ne
prophétise sur moi rien de bon, il ne prophétise
que du
mal. Et Michée dit: Écoute donc la parole de
l'Éternel ! J'ai vu l'Éternel assis sur son
trône,
et toute l'armée des cieux se tenant auprès de
lui,
à sa droite et à sa gauche. Et
l'Éternel dit: Qui
séduira Achab, pour qu'il monte à Ramoth en
Galaad et
qu'il y périsse ? Ils répondirent l'un d'une
manière, l'autre d'une autre. Et un esprit vint se
présenter devant l'Éternel, et dit: Moi, je le
séduirai. L'Éternel lui dit: Comment ? Je
sortirai,
répondit-il, et je serai un esprit de mensonge dans la
bouche de
tous ses prophètes. L'Éternel dit: Tu le
séduiras,
et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi ! Et
maintenant,
voici, l'Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche
de
tous tes prophètes qui sont là. Et
l'Éternel a
prononcé du mal contre toi."
... ainsi des faux Christs et de ceux qui les écoutent !
Le 16 octobre
2007
Les théologiens rendent le christianisme
intéressant à leurs propres yeux, beaucoup
cherchent à présenter un christianisme
encyclopédique, et les agendas des pasteurs sont pleins
à craquer...
Le 6 septembre 2007
C'est le renoncement qui parle à Dieu, c'est le
renoncement
qui voit Dieu ; celui qui ne renonce pas à
lui-même, Dieu ne le voit pas, Dieu ne l'entend pas.
Le 8 juillet 2007
Il faut se méfier de ces gens qui prennent leur
vie pleine
de bonheur et de chance pour la voie de Dieu, il faut encore se
méfier de ces gens qui ne parlent de Dieu qu'avec une bible
dans les mains, en général ce sont les
mêmes gens.
Le tiède , celui qui vit au milieu d'un troupeau , celui qui
n'a pas de caractère , c'est l'homme sans intelligence, mais
il s'est ôté lui-même toute
intelligence. C'est un homme qui s'arrange et qui retombe toujours sur
ses pieds, constant il ne connaît pas le regret et n'aime pas
la liberté, c'est une sorte de dieu qui maintient son
règne par rapport à l'ambiance que
connaît le bétail.
Le 21 juin 2007
Mon jazz, ma guitare
Je me souviens à présent pourquoi j'ai
cessé de jouer avec ceux de la secte des
évangéliques.
A force de faire de la musique un charisme de l'Esprit et de s'en
convaincre, on ne trouve plus qu'un tas de paresseux qui sous cette
douce couverture se passent de travailler leurs instruments. C'est
pourquoi les virtuoses se trouvent en dehors des églises,
car pour être un bon musicien il vaut mieux ne pas se savoir
prédestiné. Je préfère
Miles Davis à n'importe quel musicien
d'église. Dans ces milieux-là c'est la
tiédeur qui fait loi, l'église aime tout ce qui
est médiocre. Assurément un bon musicien y
paraîtra suspect !
Le 15 mai 2007
L'église n'a jamais compris la
Révélation de Jean car elle a toujours voulu le
meilleur rôle.
Le 13 mai 2007
Les faux Christs que Jésus annonça ce
sont toutes
ces églises qui se trouvent aujourd'hui.
Le 6 mai 2007
A l'époque de Noé il y avait une
multitude de
croyants, de nombreux lieux de culte, mais une théologie
fantastique. D'ailleurs personne ne songea à
persécuter ou à enfermer Noé pour sa
foi et son œuvre extraordinaire, mais seul Noé fut
trouvé juste.
Le 28 avril 2007
Il faut séparer la connaissance du savoir , la
connaissance
regarde une rencontre, cette rencontre implique une intuition de
l'objet dans l'existant . Le savoir regarde la culture ou
l'intelligence que nous avons d'un objet, le savoir ne
pénètre pas cet objet seule la connaissance le
peut, et
cette connaissance implique une compréhension non pas
d'apparence mais de perfection. C'est pourquoi il sera très
utile de dire aux savants et autres pouvoirs, à ceux qui
vivent
loin de Dieu, que ce n'est pas parce que nous savons qu'une chose
existe que nous la connaissons.
Le 12 avril 2007
Le diable n'aime pas les prophètes, alors il
créa
le
théologien.
Le 8 avril 2007
Le Christ est ressuscité dans sa chair, c'est un
renoncement
éternel, un amour éternel ; car sans cette
résurrection il n'y aurait pas d'amour après la
mort.
Le 27 mars 2007
Ils excusent le diable parce qu'il a pris les airs de
l'apôtre et
qu'il s'est déplacé dans une paroisse.
Le 25 mars 2007
De
toute
façon ces églises sont enregistrées
avec leurs
membres en tant qu'associations. L'église veut la gloire ,
elle
fait un commerce du sang de Dieu, pour de l'argent elle vend la Parole
du Christ, elle forme les pasteurs et les théologiens qui
feront
sa renommée. L'église est assise sur le monde, et
sur les
rois, elle veut séduire, veut plaire au monde, elle se situe
à une distance infinie de la mort à
soi-même.
L'église a le visage de l'agneau, mais elle veut faire du
paroissien un bon citoyen, un homme qui a les pieds bien sur terre. Au
lieu de se défendre du monde par l' annonce de la
repentance,
l'église se défend par l'intéressement
qui est un
bénéfice qui prolonge l'éthique, ce
monde et les
projets qui vont avec. Mais la particularité d'un faux
prophète c'est qu'il dit qu'il n'y a plus de
prophètes,
que l'église et l'assurance de sa
rémunération.
Dieu a tout créé en six jours : Dieu s'est fait temps, et déjà il avait quitté son éternité...
Le 18 mars 2007
Pour Luther le chrétien est libre, parce que
libéré
des œuvres, mais pour lui cette liberté se
comprend sous
l'élection du chrétien, en fait cette
liberté est
déterminée et prisonnière d'une
volonté
éternelle, elle joue sous le destin. L'œuvre ne
compte
pas, alors un Luther libre et antisémite se
lèvera pour
prêcher la haine du Juif , et certainement qu'en sa
qualité d'élu il pensa ne rien faire contre sa
félicité ! Le faux prophète a toujours
le visage
de l'agneau ! mais qui le dira ? Et qui dira encore aux protestants,
à ceux qui aiment la Réforme et son esprit, que
leur
maître fut un autre antichrist ?
Dieu n'est pas protestant,
il
fut un seul homme en Jésus-Christ, un homme libre de faire
un
faux pas, et ce n'est pas une prescience qui le garda et
l'empêcha, ni même une prophétie, la
prophétie regardait encore l'espérance selon une
liberté vraie et présente, mais c'est
l'œuvre
contre lui-même, le renoncement total qui le guida .
Le martyre de Justin a autorisé une éthique et une philosophie chrétienne pour la suite des temps, ainsi de la théologie et de l'école chrétienne.
Le 13 mars 2007
Le législateur a un mètre, entre bien
et mal il
prend une
mesure, il ouvre un livre, enfin il annonce la sentence ; ainsi de
l'éthique et de chacun.
Le 12 mars 2007
Sur la croix Jésus a renoncé
à sa
mère et
à son ami.
Le 25 février 2007
C'est d'après le livre des Actes
qu'un pasteur prêche au sujet de l'Eglise primitive. Pour
commencer il dégage les
éléments temporaires et n'appartenant
qu'à
l'histoire de ceux qui doivent rester permanents. De cette
manière il discrédite les signes et les miracles
.
Postulant qu'il n'y avait pas encore un canon
néotestamentaire, et que, de ce fait, les hommes de ce
temps-là ne pouvaient se référer aux
textes reçus, les
miracles devraient alors être considérer comme un
substitut
à ce manque à gagner. Mais c'est faux et mal
pensé ! je m'explique : les
premiers
chrétiens connaissaient les textes de l'A.T., de plus ils
allaient dans les synagogues comme Jésus l'avait fait
lui-même, et puis le miracle regarde l'ici et le maintenant
pas
un texte qui reste un pur témoignage. Aussi je
démontrerai
toujours que c'est la naissance de la théologie qui a
fait
obstacle à l'action de l'Esprit. Ce diable de pasteur part
du
tout historique, et
par un tour de force justifie le rien d'aujourd'hui. Il laisse encore
dans le vague la mise en commun de toutes choses qui se pratiquait
alors, et il a peut-être réussi à
déculpabiliser ses auditeurs et ses ouailles ! Il n'a pas
parlé des
prophètes, et n'a gardé que l'enseignement
apostolique,
la prière et la fraction du pain, ce sont ses
éléments
permanents, autrement dit il a économisé son
ministère. Mais l'enseignement des apôtres fut un
enseignement vivant qui parlait d'un renoncement vrai, la croix et la
résurrection des morts, l'apôtre veut donner
des ailes
à ceux qui l'écoutent, et cela pour qu'on imite
la
conduite
des plus beaux exemples. Nos pasteurs nous donnent des semelles de
plomb, c'est leurs interprétations qui ont l'apparence de
l'enseignement. Ainsi nous comprenons qu'il ne faut surtout pas imiter
la communauté des premiers chrétiens lorsqu'elle
nous
invite au partage des biens et à la puissance de l'Esprit !
Et
on peut alors se demander pourquoi l'apôtre a
enfermé ses
exemples dans son livre ? Certainement qu'il l'a fait par pure
négligence !
Le 24 février 2007
La formation de la théologie d'un
Clément
d'Alexandrie ou
d'un Justin martyr semble reposer parfois sur une
interprétation
du Timée
de Platon. En le lisant on peut dire que
Timée
fut un des premiers théologiens, mais à cette
époque le théologien était aussi
physicien. Sa
cosmologie a nourri la croyance des savants de l'époque, et
a
forcé des chrétiens à un mariage
injuste, mais
c'est pareil aujourd'hui.
Le 21 février 2007
De l'Apologie de Socrate
Socrate prolonge l'éthique, le sens de son
discours se
trouve
dans la mesure qu'il donne à l'éthique. Il faut
devenir
le meilleur possible, tendre vers le bien et la vertu, au sommet de
l'éthique, pour enfin se sauver soi-même. Le
Christ n'a
pas fait d'apologie pour lui-même, il répond
à la
question, mais le plus souvent garde le silence. Le Christ n'a jamais
parlé d'un progrès moral, en rupture avec
l'éthique il demande un renoncement. A la question il ne
répond pas qu'il est le meilleur selon une conduite ou une
philosophie, mais il nous dit qu'il est un fils d'homme et que ce fils
d'homme se trouvera à la droite du Tout-Puissant. Plus tard
les
apologies de Paul (livre des Actes)
témoigneront de cette
résurrection.
Le 10 février 2007
L'apologie du philosophe Aristide, écrite vers
l'an 125,
permet
de mieux trouver les commencements de la théologie
chrétienne. Aristide oppose Dieu, qu'il définit
comme
étant sans besoins et au-dessus de toutes les passions (a0prosdeh= ,
a0nw/teron pa/ntwn tw=n paqw=n ), aux
éléments du monde qui sont soumis au mouvement et
au
changement. Mais je compose sur le sens des "besoins", je ne veux
rien dire des " passions " qui en grec ont souvent un sens
péjoratif. Ainsi c'est en partant des choses du monde que
l'apologiste monte jusqu'au Dieu insensible des philosophes. Aristide
parle aussi des races d'hommes que ce Dieu créa pour
conclure
à la filiation des chrétiens en Christ, les
chrétiens étant une seule race, et le Christ leur
père commun qui vient du ciel. Ici la paternité
d'Abraham
est attribuée aux Juifs au lieu des croyants, de cette
manière le philosophe économise un ciel auquel le
Christ
a pourtant renoncé. Nous sommes au sommet de sa
pensée.
De cette manière les chrétiens sont à
leur tour
compris dans un mythe, un mythe supérieur puisque la
religion
chrétienne à la préférence,
ce faisant
Aristide donne une direction chrétienne au
démiurge des
philosophes. Enfin partant du Dieu chrétien le philosophe
peut
descendre, il expose alors la grandeur des préceptes que
contiennent les Ecritures , en fait le choix du christianisme est
motivé par l'intelligence d'une nouvelle morale ou d'une
éthique supérieure, et c'est encore un Dieu
prisonnier
d'une histoire et du passé. Plus tard Clément
d'Alexandrie dans son deuxième Stromate
écrira :
0Anendee\j me\n ga\r
to\ qei=on kai\ a0paqe/j : La divinité,
en
effet, est sans besoin et sans passion . Puis il montrera comment
imiter cette nature divine. Il est vrai que dans le chapitre 17 du
livre des Actes,
livre qui tiendra de modèle pour les
apologies
à venir, nous voyons l'apôtre définir
un Dieu sans
besoin
et des hommes selon sa race, un Dieu qui s'accorde à celui
que
connaissent les philosophes. Mais ici il faut comprendre que
l'apôtre enferme ces conjectures dans les temps d'ignorance,
le
Dieu inconnu vient après, lorsque l'apôtre conclut
au
renoncement total et à la résurrection des morts,
et
c'est un saut qui ne se trouve pas chez les apologistes.
Le 7 décembre 2006
De l'homme sans Dieu : il se connaît
lui-même, il
se
pardonne lui-même.
Le 6 novembre 2006
La chance, la malchance, ces choses-là viennent
des hommes,
elles composent le monde. Mais ce que Dieu demande aux hommes, et
à chacun, c'est de renoncer au monde.
Le 14 octobre 2006
En tant qu'association légale l'église
est
devenue un
lieu public, tout le contraire d'un lieu de sacrifice.
Le 11 octobre 2006
Ces livres sur l'athéisme
m'écœurent,
ces
philosophes n'ont pas de mal à trouver un
éditeur, normal
pour un monde où l'éthique et l'argent
décident de
tout. Il n'y a pas de place pour le religieux. Mais il me faut un appui
pour aller plus loin.
Le 8 octobre 2006
L'Eglise est le corps du Christ, ce corps est la marque du
renoncement,
l'Eglise c'est donc l'ensemble des chrétiens qui participent
à ce renoncement, ce qui ne se trouve pas dans une
église
locale .
Le 3 octobre 2006
Il vaut mieux être chrétien tout
seul, sans
églises, etc., et d'écrire que la
chrétienté se trompe depuis Constantin et qu'elle
est
trompée, cela ne sera pas pris au sérieux, le
temps a
travaillé pour le diable.
Roumanie, 28 juillet au 18 août
Luc 9.23 : Ce n'est pas une philosophie, ce n'est pas une
théologie, pas même un symbole, mais c'est la
parole de
Jésus-Christ, le Dieu fait homme qui parle à
celui
qui
veut entendre .
Le 27 avril 2006
L'église, c'est juste un endroit où tu
as plus de
chance
de rencontrer des chrétiens lorsqu'il y en a. Quelle perte
de
temps ! Il vaut mieux être chrétien pour
soi-même !
Le 16 avril 2006
Jésus-Christ ,le chemin, se trouve dans un
renoncement vrai.
Jésus-Christ est vivant ! Cette doctrine de l'Ecriture qui
fait
tout me donne la chair de poule, le sola scriptura ne
vaut rien.
Le 09 avril 2006
Comment en arrive-t-on à
passer de la foi
à la théologie ? C'est que la foi regarde
l'existence
dans l'instant, mais que la théologie regarde l'existence
dans
l'histoire. La théologie plonge le Verbe, l'Esprit et le
sens
,dans le passé, elle donne corps à une
éthique, un
corps qui se fonde sur une histoire et sa lettre. Pour le croyant
l'histoire est accessoire, pour le théologien elle est un
passage obligé. Pour le croyant le corps c'est son temple,
c'est
lui-même au présent. La distance, l'espace et le
temps que
l'on met entre soi et Dieu, fait la théologie. Renoncer
à
cette distance, c'est proprement renoncer à
soi-même, ce
renoncement veut rencontrer Dieu ici et maintenant.
J'entre dans une sorte de dépression spirituelle ...J'ai observé le lion déchirant sa proie , j'ai pris des notes, tout compilé et envoyé, mais ce silence éternel m'angoisse. Pourtant j'ai gagné une indifférence totale à l'église des théologiens, sur ce point mon indifférence est infinie et c'est très bien.
De janvier à mars 2006
Si
aujourd'hui un
pasteur avait une vision comme Paul sur le chemin de Damas, que
ferait-il ?
Que j'ai ou que je n'ai pas ce qui vaut, vaut pour l'éternité...
Le salut vient des Juifs (Jean 4), du renoncement , de l'incarnation, de Jésus-Christ .
Le 11 janvier 2005
Sans Dieu c'est l'homme entier qui est perdu, c'est pourquoi
en
Jésus-Christ c'est l'homme entier qui se renoncera ; avant
ce
renoncement il n'y a pas de partie propre au royaume de Dieu, la
moindre semence ou pensée éternelle se passera de
repentance, mais c'est tout l'homme-éthique qui se place
contre
Dieu. L'éthique fait tout l'homme, tout l'homme doit se
renoncer
pour connaître Dieu. A cet endroit la psychologie ne vaut
rien,
elle voudrait que Dieu épargnât une partie de
l'homme : sa
beauté, son intelligence, son humanité, son
caractère, ou je ne sais quoi encore, alors que tout cela se
soumet à l'éthique lorsqu'on se trouve en dehors
de Dieu.
Le 3 janvier 2005
Il faut prêcher
le
renoncement... Comme les premiers chrétiens il faut croire
sans
les papes, sans les prêtres, sans les pasteurs, sans les
hommes,
sans les catéchismes, sans les saints, sans les doctrines,
sans
l'église. Il faut croire Jésus-Christ le fils de
Dieu, et
en tout ce qui annonce le renoncement selon le même Christ.
Le 2 décembre 2004
L'être chrétien : Descartes prolonge
Socrate, il
le
répète à sa façon. L' homme
est tout
content de pouvoir dire " je suis " quelque chose, et celui qui ne se
connaît pas cherche un nom, et il trouvera un docteur qui le
nommera. Avant l'être chrétien mon " je suis " ne
vaut
rien, il se trouve contre Dieu, en dehors de Dieu. Il faut dire : " Je
suis Chrétien " , et pour cela il faut renoncer à
soi-même, il faut le faire pour ce nouveau " je suis ". Il
faut
arriver à dire : " Je suis un pécheur ", Dieu
fera le
reste .
Le Dieu d'Hegel ne sort pas de l'éthique, Dieu et
l'homme
sont
compris dans l'éthique, le religieux n'est pas
au-delà
il
est immanent, la foi se pense, et le renoncement cache l'autre
attitude, l'autre opinion.
Le 30 septembre 2004
L'éthique réglementée fait
la
politique.
Le 26 septembre 2004
Toutes les théologies parlent de Dieu au
passé.
Le 21 novembre 2003
Pour Camus la révolte sauve la raison ; face
à un
monde
absurde la bonne attitude est l'esprit de révolte. Face
à
ce monde qui glisse entre nos doigts la raison ne peut rien, sauf si
elle sert la révolte. De cette révolte
naît une
morale, de cette morale l'art absurde. Voilà pour Camus et
sa
pensée, mais il a oublié que ce monde est un don
de Dieu.
Le philosophe s'enferme dans sa propre connaissance pour ne
plus en
sortir. L'homme sort de lui-même pour revenir sur
lui-même,
il faut renoncer à l'éthique... L'homme se
prolonge
au-dehors, dans le monde, pour revenir sur lui-même, il faut
renoncer à l'éthique... Dans le cas du
théologien
l'Ecriture est au prolongement de l'éthique, c'est pourquoi
il
doit renoncer à l'éthique.
Le 17 novembre 2003
La tentation : Satan propose au Christ de devenir une sorte
de
dieu...,de ne pas poursuivre un renoncement qui va jusqu'à
la
mort.
Le 27 octobre 2003
Jean 10 : 33-36
Nous voyons que l'homme doit passer du stade de dieu
à celui
de
fils ; ce qui s'opère par le renoncement. Jésus
ne dit
jamais qu'il est Dieu , mais il dit qu'il est son fils, et pourtant les
Juifs veulent le frapper.
Galates 1 :1
Par révélation l'homme est
apôtre, et
suite
à une révélation je ne vais pas
demander l'avis
d'un troupeau de pasteurs, des hommes qui se sont élus
eux-mêmes.
Le 24 septembre 2003
" Vous serez comme des dieux " : le bien et le mal font
l'éthique. L'éthique c'est la
détermination qui
fait de l'homme un dieu. L'éthique c'est le pouvoir de
l'homme,
sa gloire loin de Dieu.
Le 23 mai 2003
L'éthique fonde la pensée politique,
nos lois
sont
postulées par le bien et le mal, voilà pourquoi
l'homme
religieux n'a rien à faire de l'Etat.
Le 27 février 2003
Ils ont greffé le christianisme sur l'arbre de la
connaissance !
Le 19 janvier 2003
Les vivants parlent aux vivants, de cette
manière Dieu parle
à l'homme. Chercher l'Esprit dans la lettre,
voilà le vice qui perdure depuis l'Antiquité.
Avoir enfermé Dieu dans les livres est une erreur,
premièrement des Juif, des Grecs deuxièmement .
Le 12 janvier 2003
Hegel a dit la raison de l'histoire, mais par rapport au "
moi ",
à ce qui nous place devant la face de Dieu, le christianisme
est
sans histoire, c'est Dieu qui se répète dans
chaque
individu.
Jésus-Christ n'est pas protestant, il n'est pas catholique...Jésus est le deuxième Adam, comme Adam est fils de Dieu, Jésus est fils de Dieu, les deux sont des hommes et des fils.
Christ se sépara de Dieu par amour pour nous, et il acceptait par amour aussi, amour de notre liberté, de se séparer de nous, de se retrouver seul sans nous et sans Dieu.
Le 22 décembre 2002
L'artiste se cache derrière son œuvre,
il est
vivant
derrière son œuvre. L'art pour l'art c'est
la mort de l'artiste, pour trouver l'artiste, le créateur,
il
faut renoncer à son œuvre. Il faut renoncer
à l'art
du maître pour trouver le maître
lui-même.
Le 5 décembre 2002
C'est dans la tiédeur que se trouve le combat. Je
combats le
ni
oui ni non. Là où l'immanence parodie le
christianisme,
là où l'homme joue au chrétien, et
bien là
se trouve Satan.
Le 26 octobre 2002
Jean 20 : 31
La croyance se trouve au-delà de la lettre, Jean
ne parle
pas de
connaissance mais de croyance . L'apôtre n'a pas
écrit "
afin que l'on sache que Jésus est le Christ, le fils de Dieu
",
mais " afin que l'on croie ". La lettre n'a pas de puissance en soi,
elle est un signe dont le sens invite la foi de chaque existence. Celui
qui construit sur la lettre n'a pas renoncé à
lui-même, le canon est le signe qui invite cette croyance, ce
renoncement.
Le 7 septembre 2002
Chez les Pères l'intelligence est toujours
l'excellente
complice
de Dieu. Chez les Grecs les poètes furent les premiers
théologiens, mais même aujourd'hui les
théologiens
sont artistes.
Le 15 juillet 2002
" Croyez pour comprendre, si vous ne croyez pas, vous ne
comprendrez
pas ", cette phrase d'Augustin (Isaïe 7,9 d'après
la
Septante ) résume assez bien l'œuvre prolixe de
Clément d'Alexandrie. Ces Pères nous invitent
à
penser la foi, l'argument du croire pour comprendre a
perduré
jusqu'à nos jours. D'Augustin à la
Réforme, et
jusqu'à aujourd'hui la seule différence vraiment
systématique se trouve dans les limites données
au
pensable.
Le 10 juin 2002
Dans le polythéisme il y a toujours un dieu, un
modèle,
qui correspond à l'éthique d'un choix. Mais le
choix d'un
dieu peut demander un effort de chantier, alors qu'un autre peut
seulement impliquer de mettre un peu d'ordre.
Les hommes ont démembré le seul Dieu vivant
grâce
à l'outil théologique.
Le 6 juin 2002
Minucius Felix fut un artiste, fiction et
réalité
sont
là pour nous convaincre. Pas de renoncement à
travers
toute son œuvre ; mais une immense construction
littéraire
pour découvrir un ciel sans croix.
Le 31 mai 2002
Les Pères de l'église ont construit
une
théologie
des œuvres de la foi sans le renoncement qui doit aller avec.
Pour les Pères le mal est la simple ignorance d'un bien,
c'est
pourquoi on peut tous s'inviter à leur école.
Le 20 mai 2002
Là où Tertullien nous dit qu'il n'y a
rien
à
croire au-delà de l'Evangile, il ne fait que donner une
limite
à son entreprise théologique. C'est une
théologie
du jusqu'à un certain point.
Le 28 avril 2002
Les réformateurs protestants ont eu un regard
objectif,
extérieur à l'homme, en ce qui concerne le salut.
Tout
vient de Dieu, tout est don de Dieu. Et pour le protestant l'homme est
quand même une "nolonté", sans
liberté, sans
œuvre, c'est-à-dire sans renoncement, il est
déterminé et contraint à la perdition.
Aussi le
vouloir est sacrifié pour le salut de quelques
élus, et
tout cela en vertu d'une pensée et d'une dialectique sur les
œuvres.
Le 27 avril 2002
Le protestantisme reste une église de
pensée et
de
théologie, consacrée par Luther elle atteint un
sommet
chez Hegel.
Le 19 avril 2002
La Réforme a transformé
l'œuvre
grossière
des papes en œuvre subjective, l'œuvre est devenue
dialectique, elle se cache derrière son objet, mais on la
découvre dans la logique et la construction de cette foi.
Cette
institution a donné : le bon vouloir de Dieu, la foi don de
Dieu, la justification sans les œuvres, etc. On trouve une
apparence de foi, une foi toute seule, mais en
vérité se
cache l'œuvre selon l'idée. Un
catéchisme avant sa
foi, la doctrine avant sa foi, voilà pour l'œuvre
protestante !
Mais à la foi il faut joindre une œuvre
contre
nous, un
renoncement, de cette façon c'est le Dieu vivant qui nous
construit. L'œuvre pour nous, celle qui nous construit, nous
laisse dans l'immanence, ce qui veut dire loin de Dieu.
Le 14 avril 2002
Répéter l'histoire, ce qu'elle
accuse, ou ce
qu'elle
invite, c'est se déterminer dans
l'idéalité, la
possibilité, et redéfinir un homme-dieu. Ces
déterminations regardent l'éthique, la passion,
elles ne
transportent pas de vie. Ainsi l'homme vit en lui-même, par
des
souvenirs et des lectures il se rend Dieu présent. Il
construit
une religion, réforme, épargnant son
éthique il se
sauve dans l'éthique. Mais l'éthique
chrétienne
est une éthique quand même ..., c'est le
renoncement
à soi-même, la mort à
soi-même , qui rend
Dieu présent selon l'initiative du Dieu vivant.
Le 31 mars
2002
Dans l'anticipation l'imagination se joue en avant, dans la
tragédie elle se joue en arrière, la
comédie
mélange les deux genres. Mais le christianisme est la
religion
de l'ici et du maintenant, et Dieu joue dans l'instant.
Le 17 mars 2002
Pour beaucoup de chrétiens Dieu parle dans la
lettre ; mais
la
puissance de l'Esprit parle ici et maintenant, et c'est
peut-être
un mot de Dieu aujourd'hui . Le présent fait l'essence du
témoignage, et nous avons besoin du témoignage
des hommes
d'aujourd'hui, de témoins en accords avec le
témoignage
du Christ. Alors, pourquoi Dieu nous parlerait-il seulement au travers
de ces vieux exemples, comme si le Christ avait peur de s'approcher de
nous ?
Le 28 février 2002
L'Institution
chrétienne trouve sa semence dans
l'œuvre de
Luther. Jean Calvin organise le système protestant, il met
de
l'ordre là où Luther est resté trop
souvent dans
le vague. Il classe les doctrines, organise l'église, Calvin
et
le vrai fils de Luther.
Le 20
février 2002
Je fonde la création de l'homme sur un
mystère,
dans le
sens que ce mystère conditionne la foi de chacun, et il
regarde
le commencement et la fin de tout homme qui vient au monde. C'est
encore un pouvoir cette liberté qui fait que chaque homme
qui
renonce à lui-même plaît à
Dieu, en fait la
volonté et la grâce de Dieu déterminent
ce
mystère qui enfante notre responsabilité devant
l'éternité. Ce mystère n'est pas un
néant,
il n'est pas spéculatif, je n'ai pas besoin de
connaître
ce qu'il me cache pour avoir la foi dans un renoncement vrai, car
l'amour du Christ ne s'explique pas, il se vit.
Le 6 février 2002
L'homme image de Dieu : dans ces termes de la Genèse
on peut
croire q'une certaine Présence se trouve dans l'homme sans
Dieu.
Or, cette image fait la propriété de la
créature,
l'image comme un don de Dieu. La création implique une
séparation, une rupture, c'est-à-dire l'autre que
soi.
C'est la mort qui n'est pas dans l'image et la ressemblance, elle est
ajoutée par Dieu en vue de la foi. C'est parce qu'elle est
ajoutée que la mort s'oppose à notre raison, la
mort nous
accuse chacun.
Le 31 janvier 2002
Les contingences qui ont fait l'histoire des Ecritures ne
peuvent pas
se penser sous une nécessité
éternelle, la
détermination de l'histoire n'est pas une production
nécessaire. Il y a des hommes, il y a Dieu, il y a le
croyant,
les libertés déterminent l'histoire. La faute ne
fut
jamais nécessaire , ni à
l'éternité, ni
à l'histoire. Mais notre histoire sort du
péché,
et ce péché vient d'un homme qui s'est
déterminé lui-même
au péché, ce qui est de vivre sans Dieu ou
d'être
un dieu pour soi. Mais assez pour les destins menteurs !
Dieu parle aux
hommes, alors Dieu se fait temps, et l'inspiration peut jouer. Le canon
ne regarde point l'histoire déterminée par
l'éthique, mais l'inspiration qui se trouve
au-delà de
l'éthique. Cette inspiration est déterminante
pour le
sens religieux et pour l'histoire du religieux. Mais Dieu est vivant,
aussi son Christ n'a rien écrit sur lui-même.
Pourquoi ?
Parce qu'il veut se redire vivant dans nos cœurs, aussi
l'histoire du religieux peut se poursuivre, et cette histoire qui
connaît un déroulement supérieur
à la
théologie et au-dessus de l'éthique ne
connaît pas
de rupture. L'histoire du Christ à rejoint
l'éternité, c'est elle qui compose le canon
véritable article de notre foi. Le Dieu vivant veut se
mêler à notre histoire, pour écrire la
sienne, et
celle d'un homme nouveau. Pour sa propre histoire il vaut mieux se
passer de celle des autres, qu'ils s'appellent Paul ou Jean, les autres
sont là pour nous accuser et nous montrer le chemin de la
repentance. Dieu regarde l'existence personnelle de chacun. Mais pour
revenir au canon et faire passer l'ennui de tant de siècles
sans
Paroles, il faudrait retrouver une épître perdue
de
l'apôtre, pour voir ce que nos théologiens en
feraient et
où ils la rangeraient.
Le 27 janvier 2002
La condition de la foi c'est la repentance, et le renoncement
à
soi-même, alors que pour le protestant c'est Dieu en ceci
qu'il
agit selon son bon plaisir. La vraie religion ne néglige pas
l'homme pour Dieu, ni Dieu pour l'homme, il y a image de Dieu. En vertu
de l'œuvre de Jésus-Christ celui qui renonce est
sauvé, à cause de cette œuvre tout
homme qui vient
au monde y vient avec le pouvoir du renoncement, renoncement qui
s'accompagne toujours de la grâce de Jésus-Christ.
Le 28 décembre 2001
Le bien pour Dieu, le vrai bien, c'est lui-même,
c'est sa
propre
existence, une existence qui se renonce dans l'amour. Le mal se trouve
en dehors, il est déterminé par le bien et le
mal, par
l'existence sans Dieu et la présence du dieu. Sans Dieu tu
existes en toi-même, dans ton bien et ton mal. Mais il faudra
encore parler des conjectures...
Le 26 décembre 2001
Dans la chair du Christ il ne faut pas chercher autre chose
que son
humanité, car tout le Verbe s'est fait chair.
Le 11 décembre 2001
MARTIN LUTHER
Il a divisé très clairement les
Ecritures en N.T.
et A.T.
selon sa doctrine qui met les commandements sous l'ancien, et les
promesses sous le nouveau. Pourtant la loi qui accuse laisse aussi une
invitation, car la loi veut nous désespérer pour
nous
engager dans un renoncement vrai. Mais l'obscurité qui fera
succès se trouve à l'endroit où Luther
attribue la
puissance divine, car il l'accorde aux Ecritures, et selon lui c'est sa
lettre qui fait vivre. Dieu s'est
révélé dans les
Ecritures, il a
mis sa vie dans les Ecritures. Un Dieu prisonnier d'un livre, et dont
le présence est rejetée dans la lettre,
voilà pour
le Dieu de Luther ! Le même Dieu qu'un Justin, pour qui la
doctrine nous sauve ! La lettre selon Luther se trouve
divinisée, la sentence qui en est tirée
opère
d'elle même, on le voit dans les sacrements selon lui. Comme
si
l'Esprit de Dieu ne vivait pas dans le chrétien, mais
plutôt dans les Ecritures qu'il transporte partout avec lui !
Mais c'est la lettre hors de toi qui doit te faire chercher une Parole
pour toi! La lettre morte appelle la Parole de vie, Dieu se
répètera vivant dans l'homme
intérieur, en
Jésus-Christ la présence de Dieu s'est
révélé dans un homme vivant.
Aussi
Luther fait du
bon pasteur un bon savant. Et il prêche l'étude,
l'école, mais surtout son catéchisme qui fera la
semence
de l'église future. Il a pratiquement réussi !
Son
catéchisme ! une méthode tout en
questions-réponses qui veut forcer les mains et
l'intelligence
des enfants. Luther se maintient toujours dans une certaine
objectivité, même lorsqu'il parle de la
justification ,de
la foi, même lorsqu'il semble l'opposer à la
raison ,
même lorsqu'il parle des sacrements ou d'une
présence
nécessairement divine qui se trouve dans le
chrétien.
Mais d'où vient cette certitude qu'a le chrétien
? De
l'Esprit de Dieu qui témoigne dans
l'intériorité
ou bien d'une théologie, d'une éthique qui prend
une
place qui n'est pas la sienne ? Est-ce de la foi en un Dieu qui parle
au présent ou de celle en un Dieu qui a
déjà
parlé ? Ou place t'on l'imitation de Jésus-Christ
? Dans
l'intelligence des Ecritures ou bien dans un renoncement vrai ? Chez
Luther l'objectivité est mystique, voilà tout !
Luther nous fait comprendre le pouvoir séculier
comme un
pouvoir
divin, ou de droit divin. Ailleurs Luther admire Cicéron, sa
logique et ses preuves. Il faut encore parler de l'art, car pour Luther
la musique est une sorte de théologie, l'art aussi est
divinisé, on trouve un art chrétien, et la
musique
devient un don de l'Esprit, elle donne une connaissance qui est une
sorte de vie. Et encore en ce qui concerne les comédies, les
fictions peuvent être de bonnes leçons. Admirateur
Luther
ne dénonça pas l'admiration . Luther c'est la
justification par la foi, mais sans les œuvres, alors Luther
c'est aussi la leçon et la prédestination.
Le 1er
décembre 2001
Celui qui a l'Esprit de vie peut se passer d'un livre, le mot
juste est
un don de Dieu. Un seul mot éternel suffit, et il n' a pas
besoin de réciter des paragraphes et des
catéchismes. Je
crois que Dieu ne laisse aucun hommes sans accusation et sans
grâce, le Christ est une grâce en plus, mais c'est
encore
l'accusation élevée au dernier degré.
L'incarnation renforce la grâce et l'accusation à
la fois.
Le 20 novembre 2001
Rousseau savait ce qui l'accusait, aussi il parlait d'une
religion
toute spirituelle, sans temples, sans autels, sans rites,
bornée
au culte purement intérieur du Dieu suprême. Tout
cela est
très vrai, mais hélas , Rousseau ne
désespérait pas assez de lui-même, il
retenait
l'homme et son siècle. Son Contrat eut la
force de faire des
croyants, une force qu'il trouva dans son bien, dans son mal ; ce
Contrat est
une fiction, un roman, c'est sa création.
Le 15 novembre 2001
Sans l'amour de Dieu, on aime selon son bien et son mal.
Le 31 octobre 2001
Une passion peut durer toute une vie d'homme, et lui survivre
aussi.
Le 29 octobre 2001
Le poète est un créateur, partant de
son bien et
de son
mal, il enfante un monde.
Le 11 juillet 2001
L'église protestante a corrigé
l'église
catholique, l'église évangélique
corrige
l'église protestante, et demain une église
charismatique
pensera gommer tout le passé. Que de vanité parmi
ces
sociétés !
Le 10 juillet 2001
Ils fondent leur salut sur la nature de Dieu, ils pensent
sous les
catégories éternelles, et ils le font
grâce
à l'œuvre de Calvin. Une œuvre invisible
s'il vous
plaît ! C'est qu'il fut nécessaire de
prédestiner
l'homme, pour rendre tout le travail du salut inutile et vain .
Le 28 juin 2001
La connaissance de Dieu est une rencontre. Cette connaissance
est une
existence, tu veux obéir parce que le modèle
existe en
toi.
