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Le 9 février 2008

Søren Aabye Kierkegaard (5 mai 1813 - 11 novembre 1855)

 Les premiers témoignages sont toujours intéressants pour comprendre l'homme et son œuvre, car par la suite beaucoup d'auteurs voudront détacher Kierkegaard du christianisme, ce qui est en vérité tout à fait impossible à accomplir. En fait nos modernes s'épuisent en vain dans la caricature. Mais voici ce que j'ai trouvé dans Le Correspondant de 1856 , un recueil périodique français de l'époque du philosophe :

 Parmi les modernes réformateurs du Danemark, il en est un qui mérite une place à part : nous voulons parler du docteur Sœren Aaby Kierkegaard, mort il y a un an environ. Etranger aux divisions des partis, il portait dans les questions religieuses toute l'ardeur et tout l'enthousiasme de son esprit. Il avait un sentiment profond de la grandeur du christianisme et de la perfection de l'Evangile, et il souffrait de ne pas voir réaliser autour de lui le magnifique idéal qu'il s'en était formé. Ce fut sous cette impression qu'il déclara au Luthéranisme officiel et à ses ministres une guerre incessante et acharnée. Nul n'osa répondre à ses attaques, tant on les reconnaissait fondées ; et, dans les derniers temps de sa vie, une immense popularité s'attacha à son nom. La mort, qui l'a surpris de bonne heure, a laissé son œuvre inachevée ; mais, en parcourant ses écrits, il est permis de croire que, s'il avait vécu davantage, la vérité religieuse absolue aurait conquis cette belle âme qui se sentait étouffer dans l'atmosphère du protestantisme, et qui cherchait un ciel plus pur, plus de lumière et de plus vastes horizons.
  Le Correspondant, 1856, dans Bibliographie Allemande.

Le 4 novembre 2007

 L'homme qui fut chassé loin du paradis a voulu s'en construire un, alors il a bâti des villes, rédigé des lois, et nommé des rois. C'est pour cela que n'importe où dans le monde, et en tout temps, nous connaissons la même ambiance, la même puanteur , c'est que sur terre l'odeur du diable se trouve partout, même dans les temples.

Le 2 novembre 2007

 Une petite histoire ...

 "Le roi d'Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus de leurs habits royaux, dans la place à l'entrée de la porte de Samarie. Et tous les prophètes prophétisaient devant eux. Sédécias, fils de Kenaana, s'était fait des cornes de fer, et il dit: Ainsi parle l'Éternel: Avec ces cornes tu frapperas les Syriens jusqu'à les détruire. Et tous les prophètes prophétisaient de même, en disant: Monte à Ramoth en Galaad ! tu auras du succès, et l'Éternel la livrera entre les mains du roi. Le messager qui était allé appeler Michée lui parla ainsi: Voici, les prophètes, d'un commun accord, prophétisent du bien au roi ; que ta parole soit donc comme la parole de chacun d'eux ! annonce du bien! Michée répondit: L'Éternel est vivant ! j'annoncerai ce que l'Éternel me dira. Lorsqu'il fut arrivé auprès du roi, le roi lui dit: Michée, irons-nous attaquer Ramoth en Galaad, ou devons-nous y renoncer? Il lui répondit: Monte ! tu auras du succès, et l'Éternel la livrera entre les mains du roi. Et le roi lui dit: Combien de fois me faudra-t-il te faire jurer de ne me dire que la vérité au nom de l'Éternel? Michée répondit: Je vois tout Israël dispersé sur les montagnes, comme des brebis qui n'ont point de berger; et l'Éternel dit: Ces gens n'ont point de maître, que chacun retourne en paix dans sa maison ! Le roi d'Israël dit à Josaphat: Ne te l'ai-je pas dit  ? Il ne prophétise sur moi rien de bon, il ne prophétise que du mal. Et Michée dit: Écoute donc la parole de l'Éternel ! J'ai vu l'Éternel assis sur son trône, et toute l'armée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche. Et l'Éternel dit: Qui séduira Achab, pour qu'il monte à Ramoth en Galaad et qu'il y périsse ? Ils répondirent l'un d'une manière, l'autre d'une autre. Et un esprit vint se présenter devant l'Éternel, et dit: Moi, je le séduirai. L'Éternel lui dit: Comment ? Je sortirai, répondit-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L'Éternel dit: Tu le séduiras, et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi ! Et maintenant, voici, l'Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous tes prophètes qui sont là. Et l'Éternel a prononcé du mal contre toi."

... ainsi des faux Christs et de ceux qui les écoutent !

Le 16 octobre 2007

 Les théologiens rendent le christianisme intéressant à leurs propres yeux, beaucoup cherchent à présenter un christianisme encyclopédique, et les agendas des pasteurs sont pleins à craquer...

Le 6 septembre 2007

 C'est le renoncement qui parle à Dieu, c'est le renoncement qui voit Dieu ; celui qui ne renonce pas à lui-même, Dieu ne le voit pas, Dieu ne l'entend pas.

Le 8 juillet 2007

 Il faut se méfier de ces gens qui prennent leur vie pleine de bonheur et de chance pour la voie de Dieu, il faut encore se méfier de ces gens qui ne parlent de Dieu qu'avec une bible dans les mains, en général ce sont les mêmes gens. Le tiède , celui qui vit au milieu d'un troupeau , celui qui n'a pas de caractère , c'est l'homme sans intelligence, mais il s'est ôté lui-même toute intelligence. C'est un homme qui s'arrange et qui retombe toujours sur ses pieds, constant il ne connaît pas le regret et n'aime pas la liberté, c'est une sorte de dieu qui maintient son règne par rapport à l'ambiance que connaît le bétail.

Le 21 juin 2007

Mon jazz, ma guitare

 Je me souviens à présent pourquoi j'ai cessé de jouer avec ceux de la secte des évangéliques. A force de faire de la musique un charisme de l'Esprit et de s'en convaincre, on ne trouve plus qu'un tas de paresseux qui sous cette douce couverture se passent de travailler leurs instruments. C'est pourquoi les virtuoses se trouvent en dehors des églises, car pour être un bon musicien il vaut mieux ne pas se savoir prédestiné. Je préfère Miles Davis à n'importe quel musicien d'église. Dans ces milieux-là c'est la tiédeur qui fait loi, l'église aime tout ce qui est médiocre. Assurément un bon musicien y paraîtra suspect !

Le 15 mai 2007

 L'église n'a jamais compris la Révélation de Jean car elle a toujours voulu le meilleur rôle.

Le 13 mai 2007

 Les faux Christs que Jésus annonça ce sont toutes ces églises qui se trouvent aujourd'hui.

Le 6 mai 2007

 A l'époque de Noé il y avait une multitude de croyants, de nombreux lieux de culte, mais une théologie fantastique. D'ailleurs personne ne songea à persécuter ou à enfermer Noé pour sa foi et son œuvre extraordinaire, mais seul Noé fut trouvé juste.

Le 28 avril 2007

 Il faut séparer la connaissance du savoir , la connaissance regarde une rencontre, cette rencontre implique une intuition de l'objet dans l'existant . Le savoir regarde la culture ou l'intelligence que nous avons d'un objet, le savoir ne pénètre pas cet objet seule la connaissance le peut, et cette connaissance implique une compréhension non pas d'apparence mais de perfection. C'est pourquoi il sera très utile de dire aux savants et autres pouvoirs, à ceux qui vivent loin de Dieu, que ce n'est pas parce que nous savons qu'une chose existe que nous la connaissons.

Le 12 avril 2007

 Le diable n'aime pas les prophètes, alors il créa le théologien.

Le 8 avril 2007

 Le Christ est ressuscité dans sa chair, c'est un renoncement éternel, un amour éternel ; car sans cette résurrection il n'y aurait pas d'amour après la mort.

Le 27 mars 2007

 Ils excusent le diable parce qu'il a pris les airs de l'apôtre et qu'il s'est déplacé dans une paroisse.

Le 25 mars 2007

 De toute façon ces églises sont enregistrées avec leurs membres en tant qu'associations. L'église veut la gloire , elle fait un commerce du sang de Dieu, pour de l'argent elle vend la Parole du Christ, elle forme les pasteurs et les théologiens qui feront sa renommée. L'église est assise sur le monde, et sur les rois, elle veut séduire, veut plaire au monde, elle se situe à une distance infinie de la mort à soi-même. L'église a le visage de l'agneau, mais elle veut faire du paroissien un bon citoyen, un homme qui a les pieds bien sur terre. Au lieu de se défendre du monde par l' annonce de la repentance, l'église se défend par l'intéressement qui est un bénéfice qui prolonge l'éthique, ce monde et les projets qui vont avec. Mais la particularité d'un faux prophète c'est qu'il dit qu'il n'y a plus de prophètes, que l'église et l'assurance de sa rémunération.

 Dieu a tout créé en six jours : Dieu s'est fait temps, et déjà il avait quitté son éternité...

Le 18 mars 2007

 Pour Luther le chrétien est libre, parce que libéré des œuvres, mais pour lui cette liberté se comprend sous l'élection du chrétien, en fait cette liberté est déterminée et prisonnière d'une volonté éternelle, elle joue sous le destin. L'œuvre ne compte pas, alors un Luther libre et antisémite se lèvera pour prêcher la haine du Juif , et certainement qu'en sa qualité d'élu il pensa ne rien faire contre sa félicité ! Le faux prophète a toujours le visage de l'agneau ! mais qui le dira ? Et qui dira encore aux protestants, à ceux qui aiment la Réforme et son esprit, que leur maître fut un autre antichrist ?
 Dieu n'est pas protestant, il fut un seul homme en Jésus-Christ, un homme libre de faire un faux pas, et ce n'est pas une prescience qui le garda et l'empêcha, ni même une prophétie, la prophétie regardait encore l'espérance selon une liberté vraie et présente, mais c'est l'œuvre contre lui-même, le renoncement total qui le guida .

 Le martyre de Justin a autorisé une éthique et une philosophie chrétienne pour la suite des temps, ainsi de la théologie et de l'école chrétienne.

Le 13 mars 2007

 Le législateur a un mètre, entre bien et mal il prend une mesure, il ouvre un livre, enfin il annonce la sentence ; ainsi de l'éthique et de chacun.

Le 12 mars 2007

 Sur la croix Jésus a renoncé à sa mère et à son ami.

Le 25 février 2007

 C'est d'après le livre des Actes qu'un pasteur prêche au sujet de l'Eglise primitive. Pour commencer il dégage les éléments temporaires et n'appartenant qu'à l'histoire de ceux qui doivent rester permanents. De cette manière il discrédite les signes et les miracles . Postulant qu'il n'y avait pas encore un canon néotestamentaire, et que, de ce fait, les hommes de ce temps-là ne pouvaient se référer aux textes reçus, les miracles devraient alors être considérer comme un substitut à ce manque à gagner. Mais c'est faux et mal pensé ! je m'explique : les premiers chrétiens connaissaient les textes de l'A.T., de plus ils allaient dans les synagogues comme Jésus l'avait fait lui-même, et puis le miracle regarde l'ici et le maintenant pas un texte qui reste un pur témoignage. Aussi je démontrerai toujours que c'est la naissance de la théologie qui a fait obstacle à l'action de l'Esprit. Ce diable de pasteur part du tout historique, et par un tour de force justifie le rien d'aujourd'hui. Il laisse encore dans le vague la mise en commun de toutes choses qui se pratiquait alors, et il a peut-être réussi à déculpabiliser ses auditeurs et ses ouailles ! Il n'a pas parlé des prophètes, et n'a gardé que l'enseignement apostolique, la prière et la fraction du pain, ce sont ses éléments permanents, autrement dit il a économisé son ministère. Mais l'enseignement des apôtres fut un enseignement vivant qui parlait d'un renoncement vrai, la croix et la résurrection des morts, l'apôtre veut donner des ailes à ceux qui l'écoutent, et cela pour qu'on imite la conduite des plus beaux exemples. Nos pasteurs nous donnent des semelles de plomb, c'est leurs interprétations qui ont l'apparence de l'enseignement. Ainsi nous comprenons qu'il ne faut surtout pas imiter la communauté des premiers chrétiens lorsqu'elle nous invite au partage des biens et à la puissance de l'Esprit ! Et on peut alors se demander pourquoi l'apôtre a enfermé ses exemples dans son livre ? Certainement qu'il l'a fait par pure négligence !

Le 24 février 2007

 La formation de la théologie d'un Clément d'Alexandrie ou d'un Justin martyr semble reposer parfois sur une interprétation du Timée de Platon. En le lisant on peut dire que Timée fut un des premiers théologiens, mais à cette époque le théologien était aussi physicien. Sa cosmologie a nourri la croyance des savants de l'époque, et a forcé des chrétiens à un mariage injuste, mais c'est pareil aujourd'hui.

Le 21 février 2007

De l'Apologie de Socrate

 Socrate prolonge l'éthique, le sens de son discours se trouve dans la mesure qu'il donne à l'éthique. Il faut devenir le meilleur possible, tendre vers le bien et la vertu, au sommet de l'éthique, pour enfin se sauver soi-même. Le Christ n'a pas fait d'apologie pour lui-même, il répond à la question, mais le plus souvent garde le silence. Le Christ n'a jamais parlé d'un progrès moral, en rupture avec l'éthique il demande un renoncement. A la question il ne répond pas qu'il est le meilleur selon une conduite ou une philosophie, mais il nous dit qu'il est un fils d'homme et que ce fils d'homme se trouvera à la droite du Tout-Puissant. Plus tard les apologies de Paul (livre des Actes) témoigneront de cette résurrection.

Le 10 février 2007

 L'apologie du philosophe Aristide, écrite vers l'an 125, permet de mieux trouver les commencements de la théologie chrétienne. Aristide oppose Dieu, qu'il définit comme étant sans besoins et au-dessus de toutes les passions (a0prosdeh= , a0nw/teron pa/ntwn tw=n paqw=n ), aux éléments du monde qui sont soumis au mouvement et au changement. Mais je compose sur le sens des "besoins", je ne veux rien dire des " passions " qui en grec ont souvent un sens péjoratif. Ainsi c'est en partant des choses du monde que l'apologiste monte jusqu'au Dieu insensible des philosophes. Aristide parle aussi des races d'hommes que ce Dieu créa pour conclure à la filiation des chrétiens en Christ, les chrétiens étant une seule race, et le Christ leur père commun qui vient du ciel. Ici la paternité d'Abraham est attribuée aux Juifs au lieu des croyants, de cette manière le philosophe économise un ciel auquel le Christ a pourtant renoncé. Nous sommes au sommet de sa pensée. De cette manière les chrétiens sont à leur tour compris dans un mythe, un mythe supérieur puisque la religion chrétienne à la préférence, ce faisant Aristide donne une direction chrétienne au démiurge des philosophes. Enfin partant du Dieu chrétien le philosophe peut descendre, il expose alors la grandeur des préceptes que contiennent les Ecritures , en fait le choix du christianisme est motivé par l'intelligence d'une nouvelle morale ou d'une éthique supérieure, et c'est encore un Dieu prisonnier d'une histoire et du passé. Plus tard Clément d'Alexandrie dans son deuxième Stromate écrira : 0Anendee\j me\n ga\r to\ qei=on kai\ a0paqe/j : La divinité, en effet, est sans besoin et sans passion . Puis il montrera comment imiter cette nature divine. Il est vrai que dans le chapitre 17 du livre des Actes, livre qui tiendra de modèle pour les apologies à venir, nous voyons l'apôtre définir un Dieu sans besoin et des hommes selon sa race, un Dieu qui s'accorde à celui que connaissent les philosophes. Mais ici il faut comprendre que l'apôtre enferme ces conjectures dans les temps d'ignorance, le Dieu inconnu vient après, lorsque l'apôtre conclut au renoncement total et à la résurrection des morts, et c'est un saut qui ne se trouve pas chez les apologistes.

Le 7 décembre 2006

 De l'homme sans Dieu : il se connaît lui-même, il se pardonne lui-même.

Le 6 novembre 2006

 La chance, la malchance, ces choses-là viennent des hommes, elles composent le monde. Mais ce que Dieu demande aux hommes, et à chacun, c'est de renoncer au monde.

Le 14 octobre 2006

 En tant qu'association légale l'église est devenue un lieu public, tout le contraire d'un lieu de sacrifice.

Le 11 octobre 2006

 Ces livres sur l'athéisme m'écœurent, ces philosophes n'ont pas de mal à trouver un éditeur, normal pour un monde où l'éthique et l'argent décident de tout. Il n'y a pas de place pour le religieux. Mais il me faut un appui pour aller plus loin.

Le 8 octobre 2006

 L'Eglise est le corps du Christ, ce corps est la marque du renoncement, l'Eglise c'est donc l'ensemble des chrétiens qui participent à ce renoncement, ce qui ne se trouve pas dans une église locale .

Le 3 octobre 2006

 Il vaut mieux être chrétien tout seul, sans églises, etc., et d'écrire que la chrétienté se trompe depuis Constantin et qu'elle est trompée, cela ne sera pas pris au sérieux, le temps a travaillé pour le diable.

Roumanie, 28 juillet au 18 août

 Luc 9.23 : Ce n'est pas une philosophie, ce n'est pas une théologie, pas même un symbole, mais c'est la parole de Jésus-Christ, le Dieu fait homme qui parle à celui qui veut entendre .

Le 27 avril 2006

 L'église, c'est juste un endroit où tu as plus de chance de rencontrer des chrétiens lorsqu'il y en a. Quelle perte de temps ! Il vaut mieux être chrétien pour soi-même !

Le 16 avril 2006

 Jésus-Christ ,le chemin, se trouve dans un renoncement vrai. Jésus-Christ est vivant ! Cette doctrine de l'Ecriture qui fait tout me donne la chair de poule, le sola scriptura ne vaut rien.

Le 09 avril 2006

 Comment en arrive-t-on à passer de la foi à la théologie ? C'est que la foi regarde l'existence dans l'instant, mais que la théologie regarde l'existence dans l'histoire. La théologie plonge le Verbe, l'Esprit et le sens ,dans le passé, elle donne corps à une éthique, un corps qui se fonde sur une histoire et sa lettre. Pour le croyant l'histoire est accessoire, pour le théologien elle est un passage obligé. Pour le croyant le corps c'est son temple, c'est lui-même au présent. La distance, l'espace et le temps que l'on met entre soi et Dieu, fait la théologie. Renoncer à cette distance, c'est proprement renoncer à soi-même, ce renoncement veut rencontrer Dieu ici et maintenant.

 J'entre dans une sorte de dépression spirituelle ...J'ai observé le lion déchirant sa proie , j'ai pris des notes, tout compilé et envoyé, mais ce silence éternel m'angoisse. Pourtant j'ai gagné une indifférence totale à l'église des théologiens, sur ce point mon indifférence est infinie et c'est très bien.

De janvier à mars 2006

 Si aujourd'hui un pasteur avait une vision comme Paul sur le chemin de Damas, que ferait-il ?

 Que j'ai ou que je n'ai pas ce qui vaut, vaut pour l'éternité...

 Le salut vient des Juifs (Jean 4), du renoncement , de l'incarnation, de Jésus-Christ .

Le 11 janvier 2005

 Sans Dieu c'est l'homme entier qui est perdu, c'est pourquoi en Jésus-Christ c'est l'homme entier qui se renoncera ; avant ce renoncement il n'y a pas de partie propre au royaume de Dieu, la moindre semence ou pensée éternelle se passera de repentance, mais c'est tout l'homme-éthique qui se place contre Dieu. L'éthique fait tout l'homme, tout l'homme doit se renoncer pour connaître Dieu. A cet endroit la psychologie ne vaut rien, elle voudrait que Dieu épargnât une partie de l'homme : sa beauté, son intelligence, son humanité, son caractère, ou je ne sais quoi encore, alors que tout cela se soumet à l'éthique lorsqu'on se trouve en dehors de Dieu.

Le 3 janvier 2005

 Il faut prêcher le renoncement... Comme les premiers chrétiens il faut croire sans les papes, sans les prêtres, sans les pasteurs, sans les hommes, sans les catéchismes, sans les saints, sans les doctrines, sans l'église. Il faut croire Jésus-Christ le fils de Dieu, et en tout ce qui annonce le renoncement selon le même Christ.

Le 2 décembre 2004

 L'être chrétien : Descartes prolonge Socrate, il le répète à sa façon. L' homme est tout content de pouvoir dire " je suis " quelque chose, et celui qui ne se connaît pas cherche un nom, et il trouvera un docteur qui le nommera. Avant l'être chrétien mon " je suis " ne vaut rien, il se trouve contre Dieu, en dehors de Dieu. Il faut dire : " Je suis Chrétien " , et pour cela il faut renoncer à soi-même, il faut le faire pour ce nouveau " je suis ". Il faut arriver à dire : " Je suis un pécheur ", Dieu fera le reste .
 Le Dieu d'Hegel ne sort pas de l'éthique, Dieu et l'homme sont compris dans l'éthique, le religieux n'est pas au-delà il est immanent, la foi se pense, et le renoncement cache l'autre attitude, l'autre opinion.

Le 30 septembre 2004

 L'éthique réglementée fait la politique.

Le 26 septembre 2004

 Toutes les théologies parlent de Dieu au passé.

Le 21 novembre 2003

 Pour Camus la révolte sauve la raison ; face à un monde absurde la bonne attitude est l'esprit de révolte. Face à ce monde qui glisse entre nos doigts la raison ne peut rien, sauf si elle sert la révolte. De cette révolte naît une morale, de cette morale l'art absurde. Voilà pour Camus et sa pensée, mais il a oublié que ce monde est un don de Dieu.
 Le philosophe s'enferme dans sa propre connaissance pour ne plus en sortir. L'homme sort de lui-même pour revenir sur lui-même, il faut renoncer à l'éthique... L'homme se prolonge au-dehors, dans le monde, pour revenir sur lui-même, il faut renoncer à l'éthique... Dans le cas du théologien l'Ecriture est au prolongement de l'éthique, c'est pourquoi il doit renoncer à l'éthique.

Le 17 novembre 2003

 La tentation : Satan propose au Christ de devenir une sorte de dieu...,de ne pas poursuivre un renoncement qui va jusqu'à la mort.

Le 27 octobre 2003

Jean 10 : 33-36
 Nous voyons que l'homme doit passer du stade de dieu à celui de fils ; ce qui s'opère par le renoncement. Jésus ne dit jamais qu'il est Dieu , mais il dit qu'il est son fils, et pourtant les Juifs veulent le frapper.
Galates 1 :1
 Par révélation l'homme est apôtre, et suite à une révélation je ne vais pas demander l'avis d'un troupeau de pasteurs, des hommes qui se sont élus eux-mêmes.

Le 24 septembre 2003

 " Vous serez comme des dieux " : le bien et le mal font l'éthique. L'éthique c'est la détermination qui fait de l'homme un dieu. L'éthique c'est le pouvoir de l'homme, sa gloire loin de Dieu.

Le 23 mai 2003

 L'éthique fonde la pensée politique, nos lois sont postulées par le bien et le mal, voilà pourquoi l'homme religieux n'a rien à faire de l'Etat.

Le 27 février 2003

 Ils ont greffé le christianisme sur l'arbre de la connaissance !

Le 19 janvier 2003

 Les vivants parlent aux vivants, de cette manière Dieu parle à l'homme. Chercher l'Esprit dans la lettre, voilà le vice qui perdure depuis l'Antiquité. Avoir enfermé Dieu dans les livres est une erreur, premièrement des Juif, des Grecs deuxièmement .

Le 12 janvier 2003

 Hegel a dit la raison de l'histoire, mais par rapport au " moi ", à ce qui nous place devant la face de Dieu, le christianisme est sans histoire, c'est Dieu qui se répète dans chaque individu.

 Jésus-Christ n'est pas protestant, il n'est pas catholique...Jésus est le deuxième Adam, comme Adam est fils de Dieu, Jésus est fils de Dieu, les deux sont des hommes et des fils.

 Christ se sépara de Dieu par amour pour nous, et il acceptait par amour aussi, amour de notre liberté, de se séparer de nous, de se retrouver seul sans nous et sans Dieu.

Le 22 décembre 2002

 L'artiste se cache derrière son œuvre, il est vivant derrière son œuvre. L'art pour l'art c'est la mort de l'artiste, pour trouver l'artiste, le créateur, il faut renoncer à son œuvre. Il faut renoncer à l'art du maître pour trouver le maître lui-même.

Le 5 décembre 2002

 C'est dans la tiédeur que se trouve le combat. Je combats le ni oui ni non. Là où l'immanence parodie le christianisme, là où l'homme joue au chrétien, et bien là se trouve Satan.

Le 26 octobre 2002

 Jean 20 : 31
 La croyance se trouve au-delà de la lettre, Jean ne parle pas de connaissance mais de croyance . L'apôtre n'a pas écrit " afin que l'on sache que Jésus est le Christ, le fils de Dieu ", mais " afin que l'on croie ". La lettre n'a pas de puissance en soi, elle est un signe dont le sens invite la foi de chaque existence. Celui qui construit sur la lettre n'a pas renoncé à lui-même, le canon est le signe qui invite cette croyance, ce renoncement.

Le 7 septembre 2002

 Chez les Pères l'intelligence est toujours l'excellente complice de Dieu. Chez les Grecs les poètes furent les premiers théologiens, mais même aujourd'hui les théologiens sont artistes.

Le 15 juillet 2002

 " Croyez pour comprendre, si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas ", cette phrase d'Augustin (Isaïe 7,9 d'après la Septante ) résume assez bien l'œuvre prolixe de Clément d'Alexandrie. Ces Pères nous invitent à penser la foi, l'argument du croire pour comprendre a perduré jusqu'à nos jours. D'Augustin à la Réforme, et jusqu'à aujourd'hui la seule différence vraiment systématique se trouve dans les limites données au pensable.

Le 10 juin 2002

 Dans le polythéisme il y a toujours un dieu, un modèle, qui correspond à l'éthique d'un choix. Mais le choix d'un dieu peut demander un effort de chantier, alors qu'un autre peut seulement impliquer de mettre un peu d'ordre. Les hommes ont démembré le seul Dieu vivant grâce à l'outil théologique.

Le 6 juin 2002

 Minucius Felix fut un artiste, fiction et réalité sont là pour nous convaincre. Pas de renoncement à travers toute son œuvre ; mais une immense construction littéraire pour découvrir un ciel sans croix.

Le 31 mai 2002

 Les Pères de l'église ont construit une théologie des œuvres de la foi sans le renoncement qui doit aller avec. Pour les Pères le mal est la simple ignorance d'un bien, c'est pourquoi on peut tous s'inviter à leur école.

Le 20 mai 2002

 Là où Tertullien nous dit qu'il n'y a rien à croire au-delà de l'Evangile, il ne fait que donner une limite à son entreprise théologique. C'est une théologie du jusqu'à un certain point.

Le 28 avril 2002

 Les réformateurs protestants ont eu un regard objectif, extérieur à l'homme, en ce qui concerne le salut. Tout vient de Dieu, tout est don de Dieu. Et pour le protestant l'homme est quand même une "nolonté", sans liberté, sans œuvre, c'est-à-dire sans renoncement, il est déterminé et contraint à la perdition. Aussi le vouloir est sacrifié pour le salut de quelques élus, et tout cela en vertu d'une pensée et d'une dialectique sur les œuvres.

Le 27 avril 2002

 Le protestantisme reste une église de pensée et de théologie, consacrée par Luther elle atteint un sommet chez Hegel.

Le 19 avril 2002

 La Réforme a transformé l'œuvre grossière des papes en œuvre subjective, l'œuvre est devenue dialectique, elle se cache derrière son objet, mais on la découvre dans la logique et la construction de cette foi. Cette institution a donné : le bon vouloir de Dieu, la foi don de Dieu, la justification sans les œuvres, etc. On trouve une apparence de foi, une foi toute seule, mais en vérité se cache l'œuvre selon l'idée. Un catéchisme avant sa foi, la doctrine avant sa foi, voilà pour l'œuvre protestante !
 Mais à la foi il faut joindre une œuvre contre nous, un renoncement, de cette façon c'est le Dieu vivant qui nous construit. L'œuvre pour nous, celle qui nous construit, nous laisse dans l'immanence, ce qui veut dire loin de Dieu.

Le 14 avril 2002

 Répéter l'histoire, ce qu'elle accuse, ou ce qu'elle invite, c'est se déterminer dans l'idéalité, la possibilité, et redéfinir un homme-dieu. Ces déterminations regardent l'éthique, la passion, elles ne transportent pas de vie. Ainsi l'homme vit en lui-même, par des souvenirs et des lectures il se rend Dieu présent. Il construit une religion, réforme, épargnant son éthique il se sauve dans l'éthique. Mais l'éthique chrétienne est une éthique quand même ..., c'est le renoncement à soi-même, la mort à soi-même , qui rend Dieu présent selon l'initiative du Dieu vivant.

Le 31 mars 2002

 Dans l'anticipation l'imagination se joue en avant, dans la tragédie elle se joue en arrière, la comédie mélange les deux genres. Mais le christianisme est la religion de l'ici et du maintenant, et Dieu joue dans l'instant.

Le 17 mars 2002

 Pour beaucoup de chrétiens Dieu parle dans la lettre ; mais la puissance de l'Esprit parle ici et maintenant, et c'est peut-être un mot de Dieu aujourd'hui . Le présent fait l'essence du témoignage, et nous avons besoin du témoignage des hommes d'aujourd'hui, de témoins en accords avec le témoignage du Christ. Alors, pourquoi Dieu nous parlerait-il seulement au travers de ces vieux exemples, comme si le Christ avait peur de s'approcher de nous ?

Le 28 février 2002

  L'Institution chrétienne trouve sa semence dans l'œuvre de Luther. Jean Calvin organise le système protestant, il met de l'ordre là où Luther est resté trop souvent dans le vague. Il classe les doctrines, organise l'église, Calvin et le vrai fils de Luther.

Le 20 février 2002

 Je fonde la création de l'homme sur un mystère, dans le sens que ce mystère conditionne la foi de chacun, et il regarde le commencement et la fin de tout homme qui vient au monde. C'est encore un pouvoir cette liberté qui fait que chaque homme qui renonce à lui-même plaît à Dieu, en fait la volonté et la grâce de Dieu déterminent ce mystère qui enfante notre responsabilité devant l'éternité. Ce mystère n'est pas un néant, il n'est pas spéculatif, je n'ai pas besoin de connaître ce qu'il me cache pour avoir la foi dans un renoncement vrai, car l'amour du Christ ne s'explique pas, il se vit.

Le 6 février 2002

 L'homme image de Dieu : dans ces termes de la Genèse on peut croire q'une certaine Présence se trouve dans l'homme sans Dieu. Or, cette image fait la propriété de la créature, l'image comme un don de Dieu. La création implique une séparation, une rupture, c'est-à-dire l'autre que soi. C'est la mort qui n'est pas dans l'image et la ressemblance, elle est ajoutée par Dieu en vue de la foi. C'est parce qu'elle est ajoutée que la mort s'oppose à notre raison, la mort nous accuse chacun.

Le 31 janvier 2002

 Les contingences qui ont fait l'histoire des Ecritures ne peuvent pas se penser sous une nécessité éternelle, la détermination de l'histoire n'est pas une production nécessaire. Il y a des hommes, il y a Dieu, il y a le croyant, les libertés déterminent l'histoire. La faute ne fut jamais nécessaire , ni à l'éternité, ni à l'histoire. Mais notre histoire sort du péché, et ce péché vient d'un homme qui s'est déterminé lui-même au péché, ce qui est de vivre sans Dieu ou d'être un dieu pour soi. Mais assez pour les destins menteurs !
 Dieu parle aux hommes, alors Dieu se fait temps, et l'inspiration peut jouer. Le canon ne regarde point l'histoire déterminée par l'éthique, mais l'inspiration qui se trouve au-delà de l'éthique. Cette inspiration est déterminante pour le sens religieux et pour l'histoire du religieux. Mais Dieu est vivant, aussi son Christ n'a rien écrit sur lui-même. Pourquoi ? Parce qu'il veut se redire vivant dans nos cœurs, aussi l'histoire du religieux peut se poursuivre, et cette histoire qui connaît un déroulement supérieur à la théologie et au-dessus de l'éthique ne connaît pas de rupture. L'histoire du Christ à rejoint l'éternité, c'est elle qui compose le canon véritable article de notre foi. Le Dieu vivant veut se mêler à notre histoire, pour écrire la sienne, et celle d'un homme nouveau. Pour sa propre histoire il vaut mieux se passer de celle des autres, qu'ils s'appellent Paul ou Jean, les autres sont là pour nous accuser et nous montrer le chemin de la repentance. Dieu regarde l'existence personnelle de chacun. Mais pour revenir au canon et faire passer l'ennui de tant de siècles sans Paroles, il faudrait retrouver une épître perdue de l'apôtre, pour voir ce que nos théologiens en feraient et où ils la rangeraient.

Le 27 janvier 2002

 La condition de la foi c'est la repentance, et le renoncement à soi-même, alors que pour le protestant c'est Dieu en ceci qu'il agit selon son bon plaisir. La vraie religion ne néglige pas l'homme pour Dieu, ni Dieu pour l'homme, il y a image de Dieu. En vertu de l'œuvre de Jésus-Christ celui qui renonce est sauvé, à cause de cette œuvre tout homme qui vient au monde y vient avec le pouvoir du renoncement, renoncement qui s'accompagne toujours de la grâce de Jésus-Christ.

Le 28 décembre 2001

 Le bien pour Dieu, le vrai bien, c'est lui-même, c'est sa propre existence, une existence qui se renonce dans l'amour. Le mal se trouve en dehors, il est déterminé par le bien et le mal, par l'existence sans Dieu et la présence du dieu. Sans Dieu tu existes en toi-même, dans ton bien et ton mal. Mais il faudra encore parler des conjectures...

Le 26 décembre 2001

 Dans la chair du Christ il ne faut pas chercher autre chose que son humanité, car tout le Verbe s'est fait chair.

Le 11 décembre 2001

MARTIN LUTHER

 Il a divisé très clairement les Ecritures en N.T. et A.T. selon sa doctrine qui met les commandements sous l'ancien, et les promesses sous le nouveau. Pourtant la loi qui accuse laisse aussi une invitation, car la loi veut nous désespérer pour nous engager dans un renoncement vrai. Mais l'obscurité qui fera succès se trouve à l'endroit où Luther attribue la puissance divine, car il l'accorde aux Ecritures, et selon lui c'est sa lettre qui fait vivre. Dieu s'est révélé dans les Ecritures, il a mis sa vie dans les Ecritures. Un Dieu prisonnier d'un livre, et dont le présence est rejetée dans la lettre, voilà pour le Dieu de Luther ! Le même Dieu qu'un Justin, pour qui la doctrine nous sauve ! La lettre selon Luther se trouve divinisée, la sentence qui en est tirée opère d'elle même, on le voit dans les sacrements selon lui. Comme si l'Esprit de Dieu ne vivait pas dans le chrétien, mais plutôt dans les Ecritures qu'il transporte partout avec lui ! Mais c'est la lettre hors de toi qui doit te faire chercher une Parole pour toi! La lettre morte appelle la Parole de vie, Dieu se répètera vivant dans l'homme intérieur, en Jésus-Christ la présence de Dieu s'est révélé dans un homme vivant.
 Aussi Luther fait du bon pasteur un bon savant. Et il prêche l'étude, l'école, mais surtout son catéchisme qui fera la semence de l'église future. Il a pratiquement réussi ! Son catéchisme ! une méthode tout en questions-réponses qui veut forcer les mains et l'intelligence des enfants. Luther se maintient toujours dans une certaine objectivité, même lorsqu'il parle de la justification ,de la foi, même lorsqu'il semble l'opposer à la raison , même lorsqu'il parle des sacrements ou d'une présence nécessairement divine qui se trouve dans le chrétien. Mais d'où vient cette certitude qu'a le chrétien ? De l'Esprit de Dieu qui témoigne dans l'intériorité ou bien d'une théologie, d'une éthique qui prend une place qui n'est pas la sienne ? Est-ce de la foi en un Dieu qui parle au présent ou de celle en un Dieu qui a déjà parlé ? Ou place t'on l'imitation de Jésus-Christ ? Dans l'intelligence des Ecritures ou bien dans un renoncement vrai ? Chez Luther l'objectivité est mystique, voilà tout !
 Luther nous fait comprendre le pouvoir séculier comme un pouvoir divin, ou de droit divin. Ailleurs Luther admire Cicéron, sa logique et ses preuves. Il faut encore parler de l'art, car pour Luther la musique est une sorte de théologie, l'art aussi est divinisé, on trouve un art chrétien, et la musique devient un don de l'Esprit, elle donne une connaissance qui est une sorte de vie. Et encore en ce qui concerne les comédies, les fictions peuvent être de bonnes leçons. Admirateur Luther ne dénonça pas l'admiration . Luther c'est la justification par la foi, mais sans les œuvres, alors Luther c'est aussi la leçon et la prédestination.

Le 1er décembre 2001

 Celui qui a l'Esprit de vie peut se passer d'un livre, le mot juste est un don de Dieu. Un seul mot éternel suffit, et il n' a pas besoin de réciter des paragraphes et des catéchismes. Je crois que Dieu ne laisse aucun hommes sans accusation et sans grâce, le Christ est une grâce en plus, mais c'est encore l'accusation élevée au dernier degré. L'incarnation renforce la grâce et l'accusation à la fois.

Le 20 novembre 2001

 Rousseau savait ce qui l'accusait, aussi il parlait d'une religion toute spirituelle, sans temples, sans autels, sans rites, bornée au culte purement intérieur du Dieu suprême. Tout cela est très vrai, mais hélas , Rousseau ne désespérait pas assez de lui-même, il retenait l'homme et son siècle. Son Contrat eut la force de faire des croyants, une force qu'il trouva dans son bien, dans son mal ; ce Contrat est une fiction, un roman, c'est sa création.

Le 15 novembre 2001

 Sans l'amour de Dieu, on aime selon son bien et son mal.

Le 31 octobre 2001

 Une passion peut durer toute une vie d'homme, et lui survivre aussi.

Le 29 octobre 2001

 Le poète est un créateur, partant de son bien et de son mal, il enfante un monde.

Le 11 juillet 2001

 L'église protestante a corrigé l'église catholique, l'église évangélique corrige l'église protestante, et demain une église charismatique pensera gommer tout le passé. Que de vanité parmi ces sociétés !

Le 10 juillet 2001

 Ils fondent leur salut sur la nature de Dieu, ils pensent sous les catégories éternelles, et ils le font grâce à l'œuvre de Calvin. Une œuvre invisible s'il vous plaît ! C'est qu'il fut nécessaire de prédestiner l'homme, pour rendre tout le travail du salut inutile et vain .

Le 28 juin 2001

 La connaissance de Dieu est une rencontre. Cette connaissance est une existence, tu veux obéir parce que le modèle existe en toi.




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